Dix huit ans et on se dit que rien ne va changer. Or je me rend bien compte par l'allure de cette année que bien des choses ne sont plus les mêmes. Mes intérêts ont changé, ma volonté a changé, mes envies ont changé. J'ai l'impression que je n'ai plus besoin de long discours, que je n'ai plus envie de débattre de moi-même, seulement de profiter.
C'est dur de regretter le passé continuellement. J'admet que ce changement moral est récent.
Je ne suis par exemple plus aussi passionné par le jeu vidéo. Tout est devenu trop grand, trop cher et de moins en moins de jeux attirent mon attention. C'est aussi à cause de cette année plus ou moins déterminante pour mon avenir que je me suis assez écarté de ce média qui en plus de pomper le fric demande du temps. Temps qui est dorénavant plus consacré à ma scolarité et à la musique. Je ne prend plus non plus le temps devant une feuille blanche (réelle ou virtuelle) pour y écrire ce qui me passe par la tête comme maintenant. L'impression d'avoir déjà tout dit sous cette forme envahie, comme celle de ne plus vouloir parler de soi, je le fais malheureusement bien assez en dehors d'ici. Mais de quoi parler d'autre sinon de rejoindre la définition d'un blog de "jeune de base" qui serait de parler de toutes choses que l'on fait qui sortent un peu de l'ordinaire.
Alors soit, nous sommes en 2007. L'année précédente qu'ai-je fait ? J'ai vu plus d'une trentaine d'artistes sur scène et écouté des centaines d'heures de musique, joué des dizaines d'heures de guitare, composé quelques chansons et écris quelques textes sans convictions dont une partie sont présents ici. Sans convictions, à part celle de vouloir transmettre ma vie à travers ce nouveau moyen plus original dont j'ai encore tout à explorer.
J'vous aurait bien fait la review de mes concerts mais mon frère s'est chargé d'en raconter certains sur son blog "chrisdu33.skyblog.com", vous pourrez toujours y faire un tour si cela vous intéresse.
Pour en revenir au jeu vidéo, je profite de ces vacances pour passer mes nuits dessus à me détruire les yeux jusqu'à pas d'heure en essayant de rattraper le temps perdu à jouer aux jeux que j'ai raté ces dernières années. Comme l'avenir de ce média ne me satisfait guère j'ai du mal à me dire quelles nouveautés j'aimerais me procurer et préfère continuer à me faire une culture à travers des jeux qui ont eu de bons échos, qui ont fait marqué et qui sont en occasion aujourd'hui (je garde l'esprit radin).
Malgré le nombre de concerts auxquels je suis allé, il s'agit de la seule activité que je mène en dehors de chez moi avec l'élaboration d'un groupe en compagnie de quelques un de mes amis. Nous sommes cinq, bientôt six. Deux guitares, une basse, une batterie, un clavier et bientôt un chanteur. Si on n'a encore fait aucune répèt avec tout le groupe et si aucune composition n'a été définitivement montrée, il y a une certaine motivation parmi nous. Je l'ai déjà dit ici, un de mes rêves serait de monter sur scène et j'aimerais aller aussi loin que cela soit possible avec eux, car je vous le dis, réunir autant de personnes autour d'un même projet ce n'est pas une mince affaire et ces personnes ne sont pas si simples à trouver. Surtout que cela peut splitter à tout moment étant donné que nous sommes encore jeunes et que notre scolarité doit occuper, surtout cette année pour une grande partie d'entre nous, la majorité de notre esprit. Ce groupe s'appel (pour l'instant) les Shaker Makers. Un nom peu approprié lorsque l'on voit mes textes, mais j'essai de composer des musiques qui rejoignent cet esprit de « mecs qui vous font bouger ».
Malgré tout j'ai quand même pu touché du bout des doigts ce rêve. Je suis monté sur scène grâce à mon école de musique avec le groupe auquel je participe. Nous y avons joué Big Mama - Hawai 5.0 et The Clash – Should I Stay Or Should I Go. Un concert rempli de conneries, avec des membres pas très enthousiastes que se foutaient un peu d'être là devant approximativement 60 personnes. Ca a été une catastrophe mais au vu des autres groupes je ne me suis pas senti si minable que ça et j'ai rempli ma tache de fausse rock star qui devait mettre l'ambiance qui m'était incombé puisque j'étais également le chanteur en plus d'être guitariste sur le deuxième morceau. Le soir de ce même jour nous avons joué mon frère à la batterie et moi à la guitare pour les 50 ans de mon père. S'il n'y avait là d'autres infrastructures que nos instruments nous jouions ce que nous aimions vraiment et notre reprise Roots Rock Reggae de Bob Marley ; devenu notre hymne, ce soir là est certainement la meilleure que nous ayons fais. C'était plus laborieux sur A Hard Day's Night à cause d'un petit problème technique ce qui m'a emmêlé les accords ! Par la suite, j'ai ressenti une certaine plénitude lorsque la moitié de la trentaine de personnes présente se sont prêtées au jeu et sont venu danser alors que nous improvisions totalement sur des accords « à la Chuck Berry » et où mon frère a tenu la baraque presque à lui tout seul je dois l'avouer. Une amie de ma mère a même voulu nous engager pour animer son réveillon de premier de l'an après ça ! Je sais, je me jette des fleurs mais que voulez-vous, ma mère ne m'a pas rapporté les reproches qu'on a pu nous faire, si ce n'est l'absence de micro chant qui m'a obliger à gueuler l'espace étant beaucoup plus large que dans notre maison.
Je n'ai pas animé le premier de l'an de l'amie de ma mère mais nous avions déplacé notre matos le batteur de Shaker Makers et moi-même pour la soirée organisée par une amie chez son grand-père. Cette fois-ci nous avions le micro que le pépé barbu tout de blanc et de rouge vêtu m'a apporté dernièrement. J'avais préparé quelques morceaux tranquilles, mais nous avons laissé place à la musique de nos baladeurs et autres iPod branché à un PC assez rapidement pour profiter de la soirée. Le lendemain matin nous nous sommes pourtant bien donné et si le public n'était pas présent j'étais vraiment dans ma musique sur I've Got A Feeling des Beatles notamment. Nous avons énormément de chemin à parcourir mais nous prenons chaque possibilités qui s'offrent à nous pour parvenir à nos fins. C'est à croire que mon jeu de guitare attire plus les quinquagénaires que ma génération. En fin de compte, ça ne m'étonne pas beaucoup. Je ne sais pas ce que les gens ont pensé de nous lors de ce réveillon, je pense que la musique que contenait mon iPod a plus été appréciée que celle que sortait de nos instruments mais l'important c'est ce que nous ressortons de tout cela. Qui est de ne pas nous aventuré quelque part sans s'être bien préparé et de mieux cerner le public. C'est pour cela que les Beatles se sont exilé à Hamburg, en Allemagne, loin de leur famille de Liverpool, durant plusieurs mois à jouer 5 heures tous les soirs, sept jour sur sept. C'est pas nos « artistes » préfabriqués qui iraient faire ça avant d'enregistrer son premier album en quinze heures dans la même journée.