Ce concert aux profits d'une association humanitaire nommée Déka Ewé est donné par pas moins de quatre groupes du Lycée Sud Médoc dans la région Bordelaise.
Pour en savoir plus au sujet de l'association rendez-vous sur http://www.deka-ewe.com/ . Rien que pour l'½uvre humanitaire, j'avais déjà une bonne raison de bouger mon cul et mes six ¤. Si en plus ils s'agissaient de groupe composé de lycéens de mon âge, j'admets que ma curiosité de voir ce quoi sont capables mes contemporains sur scène me permettrait de me faire une idée plus constructive sur la voie que j'aimerais prendre concernant la musique.
Hoopla !! Il est 20h00, ça commence à 20h30... On prend son iPod pour le trajet et au cas où le concert mettrait du temps à démarrer...
Déjà une petite bande de lycéens (certains ressemblent plus à des collégiens à vrai dire) attendent déjà devant l'entrée. Mon billet en poche, je montre la direction à la même petite bande qui vient pour la première fois dans cet endroit. Je retrouve depuis plus d'un an la salle du Krakatoa qui baigne entre lumière rouge et jaune. Des personnes s'affaires sur scène tandis que je me calle contre celle-ci rallumant mon baladeur. La salle ne tarde pas à se remplir petit à petit et je me retrouve accosté par un groupe de jeunes venus d'un lycée voisin du mien. Je comprend rapidement qu'ils ne sont pas seulement là par amour de la musique : ils sont tous bourré comme c'est pas possible... Je remarque ainsi que l'alcool renforce la sociabilité de l'individu qui en prend, je devrais peut être en boire plus souvent ! D'un autre côté, plein d'alcoolique sont violent (voir tous)... Revenons à nos moutons... plutôt à nos bourrés !
Jouant le jeu de la « sociabilité », je dévoile quelques peu mon identités même si je sais très bien qu'à l'heure qu'il est ils ont déjà oublié comment je m'appelais. Malgré moi on me prend pour un intello, étant sans doute le seul de la salle à venir du Lycée Gustave Eiffel qui plus est en première S. C'est là qu'on remarque tout de même la différence d'éducation entre les différents lycées. Je pense que si j'avais été avec eux je me serais foutu de la gueule de l'intello d'en face qui a malgré tout les cheveux long et dont je doute que la mention « PREMIERE S=INTELLO » soit marquée sur son front... Ouais en gros c'est moi qui fais des généralités sur eux, mais pour ceux qui comprennent rien à la littérature, c'était fait exprès... Ouais comme en cours de français, on nous dit « l'auteur fait une faute mais c'est fait exprès pasque.... ». C'est logique !---BREF
En plein milieu de cette débauche de décérébrés avec quelques exceptions tout de même, je me dis que finalement, c'est mieux que d'être seul et que cette ambiance ajoute un peu au folklore, même si je vivrais ce concert à ma façon. D'ailleurs le premier groupe arrive sur scène...
Premier constat, leur accoutrement minable et leur manque de classe me fait dire qu'il s'agit sans doute du groupe de Punk Rock de la soirée : Bastards On Holiday. Ce groupe est d'ailleurs le seul sur lequel j'avais quelques appréhensions. Quand on voit l'utilisation du genre Punk associé à des types de musiques qui n'ont rien à voir avec l'esprit No Future des groupes des années 70, inévitablement, certains tombent dans le panneau. J'avais déjà eu droit cet été à une piètre représentation d'un groupe de « punk » qui nous a offert du rock d'ados. Cette fois-ci, ce n'était pas du rock d'ado, et si je ne m'étais pas autant fait chier j'aurais pu dire qu'il s'agissait d'une vision moderne du punk. Il en reste que ce vacarme avait plus d'assonances avec du métal j'vais t'vomir à la gueule qu'avec les Clash, Sex Pistols, les Ramones etc. En gros j'ai pas aimé, je me suis littéralement avachi contre la rambarde pendant leur passage, la tête dans les mains, parfois me foutant de la gueule du guitariste (y avais rien de mieux à faire de toute façon, j'allais quand même pas me lancer dans le pogo des bourrés qui ne se gênaient pour venir essayer de me tirer de ma place afin de m'adonner à des plaisirs bestiaux en courant partout sur de la musique de merde). Parlons en du guitariste... Déjà pour péter sa sangle faut le faire, mais pour en remettre une autre à l'envers faut carrément avoir du mal. Il n'était pas rare de voir les musiciens s'arrêter de jouer pour se remettre en position, se curer le nez etc. La batteur avec sa casquette faisait vraiment pitié même s'il remonté la section musicale du groupe. On ne peut pas en dire autant du bassiste qui, bien qu'il faisait même le boulot du guitariste, nous offrait toujours la même chose ! Si les beuglements du chanteur qui s'était écrit le nom du groupe sur son torse n'avaient pas changé entre deux morceaux, on aurait pu entendre la même chanson sur 15 minutes.
Et franchement, les mecs qui se retrouvent torse nu alors qu'ils ont le charisme d'une huître, fallait vraiment être naze pour croire qu'avec le calbute qui ressort du fut' cela rendra l'activité sur scène regardable. Enfin, il y en dans l'assistance qui ont aimé, tant mieux pour le groupe s'ils trouvent leur public, je n'en fait seulement pas parti.
Le pire c'est qu'alors qu'ils allaient partir, certains en réclament une autre, et ils n'ont rien trouvé de mieux que de nous refaire une chanson déjà jouée... Personnellement j'ai gueule « The Clash » pour voir s'ils seraient réceptifs, apparemment non... Encore un faux groupe de Punk qui crie à l'anarchie sans avoir saisi le sens de cette culture...
Un quart de la soirée foutue en l'air, espérons que les autres groupes relèveront le niveau, à vrai dire, il serait dur de tomber plus bas... sur les affiches ils n'y avaient pas de groupes de Techno Trance avec des DJs sur leurs platines à se faire un lumbago. Ils ne restaient que deux groupes de Rock et un de Ska d'après le planning.
Sur scène apparaît alors un petit gars apparemment bien connu puisqu'il se fait acclamer alors qu'il est juste en train de régler son ampli. Le mec, appelé Vincent, ramène avec lui une super Epiphone ES335, tandis que les autres membres du groupe font leur entrée. Une deuxième guitare, un bassiste avec un look ravageur (lunette ronde et jaune, cheveux super long, on se croirait retourné à la fin des années 60 !). Seul le batteur, plus vieux fait un peu tâche mais c'est pas grave, l'important reste la musique...
Une fois les premières note de l'ES335 arrivée à nos oreilles, on oublie la débâcle du groupe précédent et on écoute attentivement ce pur son de Jazz/Blues, clean, sur une mélodie pop rock tranquille. Bonne basse, bonne batterie et lorsque la voix de Vincent se rajoute au tout, beh le moins qu'on puisse dire c'est que ça rend bien.
Des Strokes miniatures dont ils reprennent d'ailleurs un des tubes du groupe de Julian Casablancas, Is This It (de l'album du même nom sorti en 2001). Vincent s'essayera ensuite à la batterie pour des compos reggae. On regrettera cependant le manque de professionnalisme du groupe qui se traduit par leur jeunesse et leur stress parfaitement visible (le chant restait un peu trop en retrait et était à peine audible, ce qui est dommage, la voix du chanteur étant vraiment bonne). Les chansons avaient du mal à s'enchaîner, Vincent allait de droite à gauche à la fin des morceaux et quand vient la dernière chanson, ils se barrent presque sans rien dire. Peut-être auraient-ils du mieux étudier leur playlist.
En attendant l'arrivée du prochain groupe, je me retrouve une nouvelle fois au milieu de mes nouveaux amis, je reste planté là à les regarder faire des conneries, à se jeter les uns sur les autres, alors que je scrute de loin la scène attendant le moindre son d'instrument indiquant le retour aux choses sérieuses. A peine ai-je le temps de me lever que les deux guitares, la basse et la batterie de Peppermint se lance dans une intro bien hard rock. Vu la gueule des musicos, ils vont sans doute pas nous faire du Edith Piaf, surtout avec un ampli Marshall. L'intro est fracassante, bourrée de saturation en tout genre et d'effet métal. La batterie est parfaite, la basse est certainement la plus impressionnante des quatre groupes et les deux guitares... RAHH ! De parfaits joueurs de métal qui nous offrirons durant toute leur session de vrais solos de MALADES ! Mais Peppermint n'en reste pas là. Une fois leur premier morceau terminé, une chanteuse s'amène sur scène et nous promet un peu de blues et de jazz. Peppermint fait le tour de force de propulser de la musique black du milieu du 20ème siècle avec des musiciens taillés pour le hardcore. Les solos de oufs s'enchaînent, l'inspiration de Hendrix, de Muddy Waters et tout ces grands du blues se fait ressentir à travers leur musique. Les compos Blues contraste avec des compos plus bourrines mais toujours dominée par des membres expérimentés. Un pur moment d'originalité et de bonnes musiques qui n'est pas sans rappeler Led Zeppelin (que de références et d'éloges).
Il ne reste alors plus qu'un groupe sur la liste, son nom, Goodbye Rudy. Décrit comme un groupe de ska, Goodbye Rudy est le seul des quatre groupes à posséder un site internet. J'avais en effet effectué quelques recherches pour éviter au maximum les mauvaises surprises. Ce groupe semblait avoir un minimum d'expérience car faire sur ska two tone n'est pas donné à n'importe quel orchestre. A peine les voit-on arriver qu'on sait déjà qu'on à affaire à de sacrés loustiques. Un sax alto, un sax ténor, une trompette, deux guitares, une basse, une batterie, et en avant la chanson avec ces mecs tous (ou presque) habillés en costar ! Ils reprennent du Madness, du Specials, de vrais Rude Boy qui nous ont fait allègrement bouger sur une demi douzaine de morceaux endiablés. La section cuivre est parfaite, et les guitaristes ont un sens du rythme dément et crachent de pures rythmiques mais surtout des solos qui n'en finissent pas. Le mec à la Telecaster (qui s'appel d'ailleurs Maxime) m'a vraiment mis sur le cul et j'ai passé le reste de ma soirée à me dire « il faut que je trouve son style !! ».
Finalement je suis loin d'être déçu de ce petit concert ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Bonne parce que ma soirée fut réussie et mauvaise car le niveau de Peppermint et de Goodbye Rudy est vraiment haut et il sera dur de l'atteindre bien que je ne fasse pas le même type de musique !
A la prochaine !
Ps : Myspace de Good Old Days : Myspace Good Old Days ;-)
Myspace de Bastards On Holiday :
Myspace BOH
Site Web Bastards On Holiday
Site Web Goodbye Rudy
En image il s'agit d'Alex Turner, chanteur, guitariste, compositeur et parolier anglais des Arctic Monkeys.
The Clash – Clash City Rockers
The White Stripes – My Doorbell
Oasis – Champagne Supernova
Starsailor – Way To Fall
Arctic Monkeys – Fake Tales To San Francisco
Téléphone – Le Taxi Las
Counting Crows – Mr. Jones
David Bowie – Changes
Elvis Presley – Hound Dog
Gorillaz – Feel Good Inc.
Jet – Get What You Need
The Beatles – Something
The Black Keys – Set You Free
The Kinks – You Really Got Me
The Rolling Stones – Under My Thumb
The Who – My Generation
Creedence Clearwater Revival – Have You Ever Seen The Rain ?
Sex Pistols – Anarchy In The UK
Michael Jackson – Keep The Faith
Arctic Monkeys – Live At The Astoria (London)
The Strokes – The End Has No End



