SOIREE KRAKATOA

SOIREE KRAKATOA
Pour les cultivés, je ne parlerais pas de phénomène sismique, mais du concert du Vendredi 17 mars au Krakatoa, modeste salle de concert de Mérignac - Arlac, à deux pas de chez moi.
Ce concert aux profits d'une association humanitaire nommée Déka Ewé est donné par pas moins de quatre groupes du Lycée Sud Médoc dans la région Bordelaise.
Pour en savoir plus au sujet de l'association rendez-vous sur http://www.deka-ewe.com/ . Rien que pour l'½uvre humanitaire, j'avais déjà une bonne raison de bouger mon cul et mes six ¤. Si en plus ils s'agissaient de groupe composé de lycéens de mon âge, j'admets que ma curiosité de voir ce quoi sont capables mes contemporains sur scène me permettrait de me faire une idée plus constructive sur la voie que j'aimerais prendre concernant la musique.
Hoopla !! Il est 20h00, ça commence à 20h30... On prend son iPod pour le trajet et au cas où le concert mettrait du temps à démarrer...
Déjà une petite bande de lycéens (certains ressemblent plus à des collégiens à vrai dire) attendent déjà devant l'entrée. Mon billet en poche, je montre la direction à la même petite bande qui vient pour la première fois dans cet endroit. Je retrouve depuis plus d'un an la salle du Krakatoa qui baigne entre lumière rouge et jaune. Des personnes s'affaires sur scène tandis que je me calle contre celle-ci rallumant mon baladeur. La salle ne tarde pas à se remplir petit à petit et je me retrouve accosté par un groupe de jeunes venus d'un lycée voisin du mien. Je comprend rapidement qu'ils ne sont pas seulement là par amour de la musique : ils sont tous bourré comme c'est pas possible... Je remarque ainsi que l'alcool renforce la sociabilité de l'individu qui en prend, je devrais peut être en boire plus souvent ! D'un autre côté, plein d'alcoolique sont violent (voir tous)... Revenons à nos moutons... plutôt à nos bourrés !
Jouant le jeu de la « sociabilité », je dévoile quelques peu mon identités même si je sais très bien qu'à l'heure qu'il est ils ont déjà oublié comment je m'appelais. Malgré moi on me prend pour un intello, étant sans doute le seul de la salle à venir du Lycée Gustave Eiffel qui plus est en première S. C'est là qu'on remarque tout de même la différence d'éducation entre les différents lycées. Je pense que si j'avais été avec eux je me serais foutu de la gueule de l'intello d'en face qui a malgré tout les cheveux long et dont je doute que la mention « PREMIERE S=INTELLO » soit marquée sur son front... Ouais en gros c'est moi qui fais des généralités sur eux, mais pour ceux qui comprennent rien à la littérature, c'était fait exprès... Ouais comme en cours de français, on nous dit « l'auteur fait une faute mais c'est fait exprès pasque.... ». C'est logique !---BREF
En plein milieu de cette débauche de décérébrés avec quelques exceptions tout de même, je me dis que finalement, c'est mieux que d'être seul et que cette ambiance ajoute un peu au folklore, même si je vivrais ce concert à ma façon. D'ailleurs le premier groupe arrive sur scène...
Premier constat, leur accoutrement minable et leur manque de classe me fait dire qu'il s'agit sans doute du groupe de Punk Rock de la soirée : Bastards On Holiday. Ce groupe est d'ailleurs le seul sur lequel j'avais quelques appréhensions. Quand on voit l'utilisation du genre Punk associé à des types de musiques qui n'ont rien à voir avec l'esprit No Future des groupes des années 70, inévitablement, certains tombent dans le panneau. J'avais déjà eu droit cet été à une piètre représentation d'un groupe de « punk » qui nous a offert du rock d'ados. Cette fois-ci, ce n'était pas du rock d'ado, et si je ne m'étais pas autant fait chier j'aurais pu dire qu'il s'agissait d'une vision moderne du punk. Il en reste que ce vacarme avait plus d'assonances avec du métal j'vais t'vomir à la gueule qu'avec les Clash, Sex Pistols, les Ramones etc. En gros j'ai pas aimé, je me suis littéralement avachi contre la rambarde pendant leur passage, la tête dans les mains, parfois me foutant de la gueule du guitariste (y avais rien de mieux à faire de toute façon, j'allais quand même pas me lancer dans le pogo des bourrés qui ne se gênaient pour venir essayer de me tirer de ma place afin de m'adonner à des plaisirs bestiaux en courant partout sur de la musique de merde). Parlons en du guitariste... Déjà pour péter sa sangle faut le faire, mais pour en remettre une autre à l'envers faut carrément avoir du mal. Il n'était pas rare de voir les musiciens s'arrêter de jouer pour se remettre en position, se curer le nez etc. La batteur avec sa casquette faisait vraiment pitié même s'il remonté la section musicale du groupe. On ne peut pas en dire autant du bassiste qui, bien qu'il faisait même le boulot du guitariste, nous offrait toujours la même chose ! Si les beuglements du chanteur qui s'était écrit le nom du groupe sur son torse n'avaient pas changé entre deux morceaux, on aurait pu entendre la même chanson sur 15 minutes.
Et franchement, les mecs qui se retrouvent torse nu alors qu'ils ont le charisme d'une huître, fallait vraiment être naze pour croire qu'avec le calbute qui ressort du fut' cela rendra l'activité sur scène regardable. Enfin, il y en dans l'assistance qui ont aimé, tant mieux pour le groupe s'ils trouvent leur public, je n'en fait seulement pas parti.
Le pire c'est qu'alors qu'ils allaient partir, certains en réclament une autre, et ils n'ont rien trouvé de mieux que de nous refaire une chanson déjà jouée... Personnellement j'ai gueule « The Clash » pour voir s'ils seraient réceptifs, apparemment non... Encore un faux groupe de Punk qui crie à l'anarchie sans avoir saisi le sens de cette culture...
Un quart de la soirée foutue en l'air, espérons que les autres groupes relèveront le niveau, à vrai dire, il serait dur de tomber plus bas... sur les affiches ils n'y avaient pas de groupes de Techno Trance avec des DJs sur leurs platines à se faire un lumbago. Ils ne restaient que deux groupes de Rock et un de Ska d'après le planning.
Sur scène apparaît alors un petit gars apparemment bien connu puisqu'il se fait acclamer alors qu'il est juste en train de régler son ampli. Le mec, appelé Vincent, ramène avec lui une super Epiphone ES335, tandis que les autres membres du groupe font leur entrée. Une deuxième guitare, un bassiste avec un look ravageur (lunette ronde et jaune, cheveux super long, on se croirait retourné à la fin des années 60 !). Seul le batteur, plus vieux fait un peu tâche mais c'est pas grave, l'important reste la musique...
Une fois les premières note de l'ES335 arrivée à nos oreilles, on oublie la débâcle du groupe précédent et on écoute attentivement ce pur son de Jazz/Blues, clean, sur une mélodie pop rock tranquille. Bonne basse, bonne batterie et lorsque la voix de Vincent se rajoute au tout, beh le moins qu'on puisse dire c'est que ça rend bien.
Des Strokes miniatures dont ils reprennent d'ailleurs un des tubes du groupe de Julian Casablancas, Is This It (de l'album du même nom sorti en 2001). Vincent s'essayera ensuite à la batterie pour des compos reggae. On regrettera cependant le manque de professionnalisme du groupe qui se traduit par leur jeunesse et leur stress parfaitement visible (le chant restait un peu trop en retrait et était à peine audible, ce qui est dommage, la voix du chanteur étant vraiment bonne). Les chansons avaient du mal à s'enchaîner, Vincent allait de droite à gauche à la fin des morceaux et quand vient la dernière chanson, ils se barrent presque sans rien dire. Peut-être auraient-ils du mieux étudier leur playlist.
En attendant l'arrivée du prochain groupe, je me retrouve une nouvelle fois au milieu de mes nouveaux amis, je reste planté là à les regarder faire des conneries, à se jeter les uns sur les autres, alors que je scrute de loin la scène attendant le moindre son d'instrument indiquant le retour aux choses sérieuses. A peine ai-je le temps de me lever que les deux guitares, la basse et la batterie de Peppermint se lance dans une intro bien hard rock. Vu la gueule des musicos, ils vont sans doute pas nous faire du Edith Piaf, surtout avec un ampli Marshall. L'intro est fracassante, bourrée de saturation en tout genre et d'effet métal. La batterie est parfaite, la basse est certainement la plus impressionnante des quatre groupes et les deux guitares... RAHH ! De parfaits joueurs de métal qui nous offrirons durant toute leur session de vrais solos de MALADES ! Mais Peppermint n'en reste pas là. Une fois leur premier morceau terminé, une chanteuse s'amène sur scène et nous promet un peu de blues et de jazz. Peppermint fait le tour de force de propulser de la musique black du milieu du 20ème siècle avec des musiciens taillés pour le hardcore. Les solos de oufs s'enchaînent, l'inspiration de Hendrix, de Muddy Waters et tout ces grands du blues se fait ressentir à travers leur musique. Les compos Blues contraste avec des compos plus bourrines mais toujours dominée par des membres expérimentés. Un pur moment d'originalité et de bonnes musiques qui n'est pas sans rappeler Led Zeppelin (que de références et d'éloges).
Il ne reste alors plus qu'un groupe sur la liste, son nom, Goodbye Rudy. Décrit comme un groupe de ska, Goodbye Rudy est le seul des quatre groupes à posséder un site internet. J'avais en effet effectué quelques recherches pour éviter au maximum les mauvaises surprises. Ce groupe semblait avoir un minimum d'expérience car faire sur ska two tone n'est pas donné à n'importe quel orchestre. A peine les voit-on arriver qu'on sait déjà qu'on à affaire à de sacrés loustiques. Un sax alto, un sax ténor, une trompette, deux guitares, une basse, une batterie, et en avant la chanson avec ces mecs tous (ou presque) habillés en costar ! Ils reprennent du Madness, du Specials, de vrais Rude Boy qui nous ont fait allègrement bouger sur une demi douzaine de morceaux endiablés. La section cuivre est parfaite, et les guitaristes ont un sens du rythme dément et crachent de pures rythmiques mais surtout des solos qui n'en finissent pas. Le mec à la Telecaster (qui s'appel d'ailleurs Maxime) m'a vraiment mis sur le cul et j'ai passé le reste de ma soirée à me dire « il faut que je trouve son style !! ».
Finalement je suis loin d'être déçu de ce petit concert ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Bonne parce que ma soirée fut réussie et mauvaise car le niveau de Peppermint et de Goodbye Rudy est vraiment haut et il sera dur de l'atteindre bien que je ne fasse pas le même type de musique !

A la prochaine !

Ps : Myspace de Good Old Days : Myspace Good Old Days ;-)
Myspace de Bastards On Holiday :
Myspace BOH

Site Web Bastards On Holiday
Site Web Goodbye Rudy

En image il s'agit d'Alex Turner, chanteur, guitariste, compositeur et parolier anglais des Arctic Monkeys.

The Clash – Clash City Rockers
The White Stripes – My Doorbell
Oasis – Champagne Supernova
Starsailor – Way To Fall
Arctic Monkeys – Fake Tales To San Francisco
Téléphone – Le Taxi Las
Counting Crows – Mr. Jones
David Bowie – Changes
Elvis Presley – Hound Dog
Gorillaz – Feel Good Inc.
Jet – Get What You Need
The Beatles – Something
The Black Keys – Set You Free
The Kinks – You Really Got Me
The Rolling Stones – Under My Thumb
The Who – My Generation
Creedence Clearwater Revival – Have You Ever Seen The Rain ?
Sex Pistols – Anarchy In The UK
Michael Jackson – Keep The Faith
Arctic Monkeys – Live At The Astoria (London)
The Strokes – The End Has No End

# Posté le lundi 20 mars 2006 12:07

Modifié le mercredi 23 mai 2007 04:00

Champagne !!

Champagne !!
Etant défenseur de la cause "jeu vidéo=art", il ne me semblait pas fortuit de vous annoncer que la France a l'air de se tourner peu à peu vers ce média. Si on peut croire une manoeuvre économique, il reste que le jeu vidéo est à présent décoré par le ministère de la culture et de l'éducation.
Trois concepteurs de jeu vidéo ont été décorés Chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres par Renaud Donnedieu de Vabres (noter cher Ministre de La Culture), mais pas n'importe quel concepteur...
Tout d'abord deux français dont le talent n'est plus à démontrer pusqu'il s'agit de Frédérick Raynal, créateur de Alone In The Dark pour le compte d'Infogrames. Les autres épisodes de AITD toujours édité chez Infogrames ne sont malheureusement de la main de Raynal qui a ouvert sa propre boîte dont le plus fier succès fut le bien connu Little Big Adventure (sa boîte s'est fait rachetée par SEGA pour faire des jeux DreamCast, SEGA ne faisant plus de consoles, Raynal s'est retrouvé sans aucun moyen pour continuer l'élaboration de ses projets).
Le second français quant à lui a gardé le vent en poupe depuis son arrivée chez UbiSoft avec la révolution du jeu de plate forme : Rayman sorti en 1995. Depuis Ancel a réalisé notamment Beyond Good And Evil, applaudis par tous les concepteurs de la profession mais qui n'a pas eu le succès escompté. Sa dernière création n'est autre que l'adaptation du film King Kong de Peter Jackson. Ce dernier a d'ailleurs beaucoup participer à l'élaboration de ce projet vidéo ludique.

Enfin le dernier a avoiré été décoré est sans doute l'un des créateurs de jeu vidéo les plus géniaux, peut être même le plus génial et franchement c'est pas peu dire. Le père des game designer tout simplement : Shigeru Miyamoto... Pour ceux qui connaissent pas, je vais pas vous faire un dessin... Juste vous montrer ses principales créations et participations chez Nintendo.

Donkey Kong - 1984 sur arcade
Excitebike - 1985 sur NES
Super Mario Bros 1 - 1985 sur NES
The Legend of Zelda - 1987 sur NES
Super Mario Bros 2 - 1988 sur NES
Super Mario Bros 3 - 1989 sur NES
The Legend Of Zelda II : The Adventure of Link - 1988 sur NES
F-Zero - 1991 sur SNES
Super Mario Kart - 1991 sur SNES
Super Mario World - 1991 sur SNES
Wave Race - 1992 sur Gameboy
Kirby's Dream Land - 1992 sur GameBoy
The Legend of Zelda: Link's awakening - 1993 sur Gameboy
Star Fox - 1993 sur SNES
Super Mario All-Stars - 1993 sur SNES
The Legend of Zelda: A link to the past - 1993 sur SNES
Donkey Kong Country - 1994 sur SNES
Super Mario World 2 :Yoshi's Island - sur SNES 1995
Super Mario 64 - 1996 sur N64
Wave race 64 - 1996 sur N64
Kirby Super Star - 1996 sur SNES
1080° Snowboarding - 1998 sur N64
The Legend of Zelda: Ocarina of Time - 1998 sur N64
Yoshi's story - 1998 sur N64
Mario Kart 64 - 1997 sur N64
Lylat Wars (Star Fox 64) - 1997 sur N64
Super Smash Bros. - 1999 sur N64
The Legend of Zelda: Majora's Mask - 2000 sur N64
Paper Mario - 2001 sur N64
Mario Tennis - 2001 sur N64
Kurukuru Kururin - 2001 sur GBA
F-Zero : Maximum velocity - 2001 sur GBA
Super Smash Bros. Melee - 2002 ; sur GameCube
Pikmin - 2002 sur GameCube
Super Mario Sunshine - 2002 sur GameCube
Luigi's Mansion - 2002 ; sur GameCube
Mario & Luigi: Superstar Saga - 2003 sur GBA
The Legend of Zelda: The Wind Waker - 2003 ; sur Gamecube
Mario Kart Double Dash - 2004 sur GameCube
Super Mario 64 DS - 2005 ; sur Nintendo DS
Nintendogs - 2005 sur Nintendo DS
Mario Kart DS - 2005 sur Nintendo DS
Mario & Luigi 2: Parteners in time - 2005 sur Nintendo DS

Si vous n'avez jamais joué ni fini un de ces jeux, pendez-vous deux minutes... non une, je tiens à vous quand même. Tout ça pour dire que, pour utiliser un langage pour néophyte, Shigery Miyamoto, c'est pas une merde, plutôt son antonyme.

On est encore loin de la position que les japonais ont avec le jeu vidéo, mais c'est déjà un pas vers l'acceptation de ce média et de cet art. Un pas vers l'abandon des poursuites judiciaire et des accusations à outrance, un pas vers la reconnaissance. Ou alors est-ce une manoeuvre du gouvernement ayant flairé le bon coup pour mettre en place des taxes pour la création vidéo ludique française.
Soyons optimiste ami joueurs !
De plus, si les deux français décoré sont connus, économiquement parlant ils sont loin d'être vraiment compétitifs, et c'est louable de décoré un talent plutôt qu'un bénéfice.

Sur ce, bon jeu à tous !

# Posté le dimanche 12 mars 2006 15:05

Toulouse, Samedi 4 Février de l'an de grâce 2006.

Toulouse, Samedi 4 Février de l'an de grâce 2006.
8h48 : Levé en trombe. Moi, fier chevalier de la table de guitare encore un pyjama se jette promptement dans la salle de bain afin de se laver de fond en comble, pour être frais et dispo lorsqu'il faudra lors de puissants assauts sauver la belle Rock'n'Roll des griffes de la musique de merde dans le château dit du Zénith au bordure de la plaine Toulousaine.
9h30 : Rasé de près et habillé, je prépare mes affaires : mes deux épées gravées à l'écusson « Oasis » sont rentrées dans leur fourreau tandis que mon père et moi préparons des provisions et de l'argent pour ces gueux de commerçant. Nous sommes prêt à prendre la route.
11h00 Voilà déjà quelques minutes que nous roulons concentré sur notre objectif dans notre modeste carriole tirée par pas moins de 90 chevaux ! Ces deniers ont été ravitaillés pour tenir toute la durée du voyage qui durerait approximativement deux heures et trente minutes.
Notre charrette heureusement équipée d'un lecteur CD médiéval (on n'arrête pas le progrès) fera tourné un Best Of des Beatles et l'album Standing On The Shoulders Of Giants d'Oasis
12h40 : Quelques peu fatigués du voyage nous nous retrouvons à l'entrée du labyrinthe de la bourgade champêtre dénommée Toulouse. Nous devons trouver tout d'abord une auberge où nous sustenter avant de reprendre la route, si possible, proche du château dit du Zénith.
12h50 : Nous nous arrêtons pour demander notre chemin. La population du village semble accueillante et nous indique agréablement notre chemin. Il s'avère que nous sommes à l'opposé de notre destination. Nous reprenons la route.
13h30 : Nous faisons maintenant halte dans une modeste demeure comme on en voit dans chaque bourg dirigée de main de maître par le seigneur anglo-saxon, Ronald McDonald.
13h45 : Ayant rapidement avalé notre repas, il nous faut de nouveau surmonter les pièges du labyrinthe dont nous n'avons toujours pas trouver la sortie. Une fois de plus la population nous aide à sortir de ce dédale qui n'en finissait plus.
14h00 : Enfin, le Zénith est à portée de vue. Nous garons notre moyen de locomotion le plus proche possible de l'entrée. Devant celle-ci d'autres chevaliers sont déjà présents. Venu de toute le France et parfois même d'Angleterre, nous sommes actuellement une petite vingtaine. Certains attendent dans ce froid polaire depuis 10 Heure ce matin, emmitouflé dans des couvertures.
Je prend mes affaires et vient rentrer parmi eux.
14h30 : Nous sommes maintenant près de 60. Des créatures visqueuses à l'apparence peu agréable se dessinent au loin sortant des boites de toutes tailles, sans doute des poubelles. Il semblerait que ce soit la première ligne des gardes de la forteresse. Nous sommes en surnombre considérable, nous n'aurons sans doute peu de mal à percer leur première défense dès qu'ils abaisseront le pont-levis. Nous ne devons malheureusement pas tenter d'attaque de trop grande envergure avant que nos commandants ne nous en donne l'ordre. Ceux-ci ont déjà infiltré le château et donneront leur appel vers 20h30.
16h30 : Voilà plus de deux heures que la plupart d'entre nous attendons à température plutôt basse (2°C à la dernière prise de mesure). Deux des créatures fétide s'avancent vers l'enceinte. Leur première approche semble plutôt amicale, mais rapidement nous comprenons qu'il va falloir ruser pour passer à travers les mailles de leur filet. Ces êtres humanoïdes gavés à la Kro et à la Stella Artois sont sans doute descendants du peuple géant des montagnes ! Ils ouvrent alors la première ouverture permettant d'entrer dans l'enceinte du château. Nous courrons pour être en première ligne. Notre course est malheureusement écourtée par de nouveaux ennemis plus grand et plus belliqueux que les premiers. Ils nous préviennent qu'il faudra montrer patte blanche pour entrer définitivement et lancer notre combat. Certains appareils modernes seront confisquer ainsi que tout objet dangereux. Ils refusent même de nous laisser entrer avec nos boissons ! Certains pensent déjà à transgresser ces règles tandis que d'autres cachent leurs objets interdits. Il semblerait que le premier assaut sera donné à 19h00. Nous avons encore plus de deux heures pour coordonner notre attaque.
17h30 : Les trois queues que nous formons devant les trois entrées distinctes sont de plus en plus grandes. Les nouveaux essaient parfois de gruger des places, mais les créatures veillent à ce que nos rangs (par trois) soient respectés ! Afin de ne plus penser à l'ambiance pesante, nous sympathisons avec les fantassins autour de nous.
18h30 : Le soleil ne fait désormais plus parti du ciel, nous devrons lutter de nuit. Les créatures ennemies n'ayant pas une vision nocturne, ils allument les lumières intérieures et extérieures. Ne pouvant plus trop attendre d'une part par le froid et par la perte de motivation des troupes, nous lançons alors l'assaut. Finalement le passage de cette ligne est assez rapide. Leur air impressionnant n'était finalement que du bluff.
18h40 : Après avoir un peu couru, me voici en toute première ligne, au centre de l'armée. Il semblerait qu'une partie de nos confrères se soient fait avoir par les monstres hybrides et certains ont préféré perdre leur place et se sentir « frais » pour la bataille. On devra attendre encore quelques minutes avant que plus aucune lumière ne soit visible, afin que les flammes qui embraseront nos oreilles apparaissent au beau milieu de la nuit. Flammes sortant de guitares, de basses, de batterie et de micro amplifié...
20h35 : La bataille commence... Nous commençons déjà à nous décimer nous même en poussant la première ligne dont je fait parti sur les murailles magiques invoquées par les créatures maléfiques qui n'attendent que de nous voir nous affaiblir pour nous amener de l'autre côté de la barrière... Pas moins d'une vingtaine d'entre nous furent attrapée par ces démons...

On va utiliser un registre plus conventionnel pour vous parler de ce concert dans sa globalité pasque 1)Je suis à court de vocabulaire 2)J'ai la flemme...
Alors que Stereophonics aurait du nous émerveiller de leur rock acidulé en première partie, le doute planait encore dans ma tête quant à la présence d'un artiste qui viendrait chauffer le Zénith de Toulouse avant l'entrée en scène tant attendue d'Oasis. Il s'est trouvé que le groupe irlandais, The Thrills avait répondu présent à l'appel d'Oasis.
Composé d'un chanteur chevelu, d'un batteur chevelu aussi, d'un pianiste assis (et non ils ne jouent pas tous debout), d'un guitariste/bassiste chevelu et d'un autre guitariste/bassiste un peu moins chevelu (et en plus gaucher, poil au nez), The Thrills nous offrait là une musique Pop Rock digne de U2 ou R.E.M. avec un style propre et sans bavure. Bien que peu connu, il est certain que ce groupe en avait déjà sous les semelles. Notamment le guitariste chevelu avec sa Telecaster, s'il n'avait rien de formidable (d'un point de vue esthétique), dégageait une impression de maîtrise parfaite et l'énergie à revendre du chanteur ainsi que sa voix envoûtante permettait aux quelques morceaux qu'ils nous ont joué de nous mettre dans une petite ambiance qui nous ferait patienter l'essayage minutieux des dizaines de guitares et de micros avant le lancement de This Not A Drill/Fuckin' In The Bushes.

Cette chanson ponctue les entrées du groupe depuis 2000, sortie de Standing On The Shoulders Of Giants, album sur leqeul figure cette chanson instrumentale. Celle-ci très dynamique a le don de mettre en marche tout le public sur un rythme endiablé (impossible à faire à la batterie si on n'a pas 4 bras). Le riff de départ joué par la basse durant tout le morceau et par la guitare dans une premières partie confirme une fois que de plus que dans la musique, simplicité rime avec efficacité. Du rock'n'roll pur, on se met à bouger autant qu'on peu malgré la densité du public poussant vers l'avant de la scène me comprimant les côtes contre la rembarde... Je n'imaginais pas qu'une simple bande-son puisse être aussi efficace en concert. Mais on attend surtout l'arrivée de Liam Gallagher (Chant Tambourin), Noel Gallagher (Guitare Chant), Zak Starkey (Batterie), Gem Archer (Guitare Harmonica) Andy Bell (Basse Piano) et Jay Darlington (Claviers/Pianos) sur scène.
On commence fort avec Turn Up The Sun. Toute droit sortie de leur dernier album, Don't Believe The Truth, cette chanson écrite par Andy Bell repose sur une musicalité bien loin de ce que nous avait habitué Noel Gallagher, le compositeur de la plupart des chansons d'Oasis. La voix de Liam rappel qu'il s'agit tout de même du meilleur groupe de rock d'angleterre, point barre. La pêche que dégage Turn Up The Sun est gardée dans le premier tube de leur dernier album qui suit, la bien nommée Lyla... Je vais pas vous raconter les chansons une par une car ça serait d'une part assez chiant et d'autre part, zavez qu'à écouter les chansons qui suit pour vous donner une idée de comment Oasis a su m'emmener au paradis du rock'n'roll pendant près de deux heures. Voici la playlist : avec en plus le compositeur et les albums dans lesquels vous pourrez entendre ces chansons :

00-This Is Not A Drill/Fuckin' In The Bushes (Standing On The Shoulders Of Giants)
01-Turn Up The Sun (Andy Bell – Don't Believe The Truth)
02-Lyla (Noel Gallagher – Don't Believe The Truth)
03-Bring It On Down (Noel Gallagher – Definitely Maybe)
04-Morning Glory (Noel Gallagher – (What's The Story) Morning Glory)
05-Cigarettes And Alcohol (Noel Gallagher – Definitely Maybe)
06-The Importance Of Being Idle (Noel Gallagher – Don't Believe The Truth)
07-The Masterplan (Noel Gallagher – The Masterplan)
08-Songbird (Liam Gallagher – Heathen Chemistry)
09-A Bell Will ring (Gem Archer – Don't Believe The Truth)
10-Acquiesce (Noel Gllagher – The Masterplan)
11-Live Forever (Noel Gallagher – Definitely Maybe)
12-Mucky Fingers (Noel Gallagher – Don't Believe The Truth)
13-Wonderwall (Noel Gallagher – (What's The Story) Morning Glory)
14-Champagne Supernova (Noel Gallagher – (What's The Story) Morning Glory)
15-Rock'n'Roll Star (Noel Gallagher – Definitely Maybe)

-Rappel-

16-Guess God Thinks I'm Abel (Liam Gallagher – Don't Believe The Truth)
17-The Meaning Of Soul (Liam Gallagher – Don't Believe The Truth)
18-Don't Look Back In Anger (Noel Gallagher – (What's The Story) Morning Glory)
19-My Generation (The Who Cover)

20-Let There Be Love (Tape) (Noel Gallagher – Don't Believe The Truth)

La mise en scène globale du concert offrait du classique pour un groupe de cet acabit (remarque on aurai pu avoir à une scène illuminée par deux spots à la con et rien d'autres)... Un rideau en fond de scène reflétant les coloris des spots de toutes les teintes, le tout avec des guirlandes lumineuses placées verticalement sur le drapeau et tout autour des amplis et des pianos sur la scène. Malgré un problème d'éclairage au début de Cigarettes And Alcohol qui a eu pour but de plonger toutes la salle dans une obscurité totale obligeant les backliner à allumé leur lampes torche afin que « the show must go on » comme dirait notre ami Freddie Mercury. Un petit ratage d'intro, mais rien de grave, l'ambiance Definitely Maybe revient dans une atmosphère plus intime car en plus des spotlights pré-programmés la salle fut allumée durant deux trois chansons... Noel dédicaça The Importance Of Being Idle aux éclairagistes et le concert repris son court. Après la douceur de The Masterplan et de Songbird, le rock reprend place coupé par des chef d'oeubres tel que Champagne Supernova ou Don't Look Back In Anger. Pour finir le tout sur une reprise des Who, My Generation... En un mot : WAAAHOUUUU !! J'ai essayé d'engager un pogo mais impossible de me défaire de cette foule avant que la salle ne se rallume et que Oasis ne partent de la scène alors que les hauts parleurs nous renvoient les accords de Let There Be Love, fleuron de Don't Believe The Truth. D'après pas mal de fans, ce concert à Toulouse fut le meilleur de la tournée du groupe de Manchester en France et le moins que je puisse dire c'est que je suis loin d'avoir perdu 31 ¤ 50... D'un point de vue économique, Oasis est largement rentable mais d'un point de vue artistique, les mancuniens m'ont réellement émerveillé... On pourrait croire que ce n'est pas chose difficile étant donné la musique que l'on peut nous servir aujourd'hui, mais Oasis fait réellement de la bonne musique.| (point barre)
Liam a une fois de plus joué les mégalos en se calant devant la scène à chaque fois qu'il a fini de chanter, regardant la salle, entendant les vieilles groupies clamer son nom... C'était un peu ça le jeu des personnes à côté de moi, plaire à Liam Gallagher... Peut être espéraient-ils remporter son tambourin chez eux, manque de pot, l'enfoiré l'a jeté du mauvais côté de la salle !! Petit coquin ! Je l'aurais la prochaine fois...
Pour me consoler j'ai fait quelques emplettes en t-shirt, stickers et affiches... Histoire de crâner pendant deux secondes (étant donné que les ¾ des gens ne connaissent que Wonderwall, et encore il faut leur rappeler que cette chanson est du groupe Oasis, ça fait pas grand effet).

Finalement on a du mal à croire qu'on s'est retrouvé en face de ce groupe emblématique, adulé et tellement connu (tout est relatif, étant donné que la majorité du public du zénith de Toulouse composé de jeunettes de 13-16 ans ne connaissaient que Wonderwall et venir pour se rincer l'½il devant le chanteur on peut pas appeler ça « connaître oasis »).
Le choc c'est de se retrouver à la maison et ré-écouter les chansons du concert. On ne perçoit désormais plus Oasis comme quelque chose d'inaccessible. Peut être que de les voir de si près leur fait perdre de leur mythe mais leur prestation était assez honorifique pour qu'ils me donnent encore plus envie d'en savoir plus sur eux et de me retrouver un jour dans une salle pareil ! (avec un public un peu mieux si possible !).
Quelques points noirs par-ci par-là, mais Oasis était présent pour nous envoyer sa magie musicale direct dans nos oreilles sur une playlist travaillée et que j'aime de plus en plus. Seul Mucky Fingers m'a déplu. Le reste du temps chaque musiciens a parfaitement suivi sa partition et la voix de Liam n'a pas tellement fait défaut... Elle ne lui permet pas pour autant de nous offrir une performance Live de Let There Be Love, ce qui aurait été nettement appréciable étant donné la qualité d'un tel titre. Ce soir, c'était des Rock'N'Roll Star et demain ils seront dans le car, encare et encare pour notre plus grand plaisar (oué c'est pour la rime, c'est naze, j'en convient).

PS : Désolé pour le retard de ce post, je n'ai pas d'excuses... Enfin, j'espère que ce texte en sera une à lui tout seul ;-)

# Posté le lundi 06 mars 2006 12:51

Modifié le mardi 07 mars 2006 12:59

Samedi 4 Février 10 Heures du matin

Samedi 4 Février 10 Heures du matin
Dans moins de quelques heures, je me retrouverais dans le public d'un des groupes les plus talentueux, charismatique, influent, rock'n'roll et mythique des 15 dernières années.
Leur avènement eu lieu historiquement en 1991 à l'entrée du jeune Liam Gallagher au rang de chanteur du groupe Rain. C'est Liam qui rebaptisera le groupe sous son nom actuel. Quelques temps après, le frère de Liam, Noel, qui s'est initié à la guitare depuis son plus jeune âge, vint renforcer le groupe par sa technique et ses compositions. Les petits concerts affluent jusqu'en 1994. L'année marquée par la mort de Kurt Cobain voit également la naissance d'un mythe. L'album Definitely Maybe contenant 11 titres de Noel Gallagher connaît un succès sans appel. Le groupe british originaire de Manchester tombe sous les feux des projecteurs grâce à des tubes rock puisant dans les références du genre des années 60-70. Entre les Beatles et les Rolling Stones, Oasis prend le pari fou d'être aussi connu qu'eux sur tous les continents, ce qu'ils réussiront à faire... Pas forcément par leur musique, mais aussi en faisant la une de la presse à scandale. Au milieu de hooligans, en pleine débauche alcoolique qui finissent au poste de Police, destruction de chambres d'hôtel... Leurs interviews sont ponctuées par des disputes devenues monnaies courantes entre les deux frères. L'humour trash mâtiné de mégalomanie outrancière à prendre au second degré plait malgré tout autant que leur musique... C'est ce folklore auquel les fans adhèreront qui permettra au groupe de devenir unique en son genre, décadent, mais tellement Rock !
D'un point de vue musical Oasis gère. Ce n'est pas pour rien que leur premier album est devenu le meilleur album rock anglais des années 90 (titre convoité par Blur, bête noire des mancuniens). Avec des morceaux comme Supersonic, Live Forever, Rock'n'Roll Star, Married With Whildren ou la B-Side Whtaver (seulement en Single), Oasis remplissait les salles de concerts pour un show spectaculaire.
Aujourd'hui c'est à mon tour de les voir en chair, en os et surtout en musique. A 31.50¤ la place dans une ville située à 2h33 de route, le premier jour des vacances de Février, ça valait le coup !
Aujourd'hui, Oasis a derrière lui 7 albums dont le dernier sorti en 2005 (Don't Believe The Truth), des millions de CD vendu à travers le monde, des centaines de concerts. Une discographie dont je ne me lasse pas d'écouter et qui m'a toujours combler.
J'espère simplement que ce jour sera l'un des plus beaux et des plus mémorables de mon existence...

# Posté le dimanche 05 février 2006 14:32

Why is nothing right ?

Why is nothing right ?
Why is nothing right
Everybody's going down
We should crawl on the ground

We just have to fight
What I have recently done
And forget, we're not alone.

Nothing goes right.
Some day, I want to
Turn off the light
Between me, and you.

But it's hard without friends
To live and to get fine
And I need more time

It can't be the end
Of our friendship
I just wanna keep it

Nothing goes right.
Some day, I want to
Turn off the light
Between me, and you.

-solo-

Nothing goes right.
Some day, I want to
Turn off the light
Between me, and you.

Nothing goes right.
Some day, I want to
Turn off the light
Between me, and you.

I hope all getting bright, in the next days
But I have to be strong, to forget yesterday


Hum, je vais certainement être pompeux mais je tiens à préciser tout de même que les texte de chanson que je poste m'appartiennent (copyright)... Ca me pèterais le cul d'être copié par inadvertance...

# Posté le vendredi 03 février 2006 11:58

Modifié le vendredi 21 avril 2006 09:17