Beck - Mongolian Chop Squad

Beck - Mongolian Chop Squad
Vous connaissez Beck ? Non, pas les chanteurs, bien que celui dont je parle se rapproche évidemment de la musique.
Ce Beck, je l'ai découvert grâce à "feu-Gameplay RPG" (peu de gens comprendront cette formule mais c'est pas grave). La rubrique Animation de ce magazine me permis de parfaire ma culture , plutôt pauvre, dans le domaine du manga et des dessins animés nippon. Je tombe alors sur Beck. Il ne me fallut pas plus de quelques images montrant des jeunes japonais arborant des Gibson LesPaul et des Fender Telecaster pour que je me mette à la lecture de l'article. Les sous-titres reprenant des chansons bien connus de la scène Rock de tous les âges confortèrent mon envie d'en savoir plus, jusqu'à ce que je tombe sur la phrase "vous pouvez tout aussi bien vous jeter sur les mangas sans craintes". Malheureusement, là où j'étais quand j'ai lu cet article, aucune boutique de manga ne s'était implantée. Une fois revenu sur sa terre natale, la première sortie en ville me permettra d'entamer les négociations. Celles-ci n'ont pas duré longtemps.
Quelle idée audacieuse que de réaliser un manga sur le Rock ! Harold Sakuichi a en effet superbement bien joué son coup : qu'on aime un tant soit peu le Rock des années 60 à nos jours, on trouve chaussure à son pied (ou plutôt : on trouve guitare à sa mélodie) dans ce petit bijoux de manga.
Si le scénario est on ne peut plus simple, c'est tout le décor, l'ambiance rock assimilée à la culture japonaise qui séduit (me séduit).
Au dos de chaque tome est écrit : "le premier manga rock à lire et à écouter à fond !". Il est effectivement tout bonnement impensable de ne pas lire les 9 tomes parus chez Delcourt (le 10ème arrivera en février) avec un fond musical adéquat. Les 50 premières pages du premier volume avalée, lorsqu'on voit les piles d'albums d'un des personnages principaux, difficile de résister à l'envie pressante de se mettre Californication des Red Hot, Are You Experienced de Jimi Hendrix ou encore Abbey Road des Beatles. Les enceintes devront faire tourner la plupart des groupes et artistes que j'ai cité à la fin de mon dernier article.
Mais avant de connaître tout ça, Yukio Tanaka n'était qu'un ptit gars de 14-15 ans à l'existence morne et sans grand intérêt. Cet ancien gosse à problème ne s'est toujours pas trouvé un but et ne fait que suivre les agissements de gamins pervers se cachant derrière les bosquets de la piscine non couverte la plus proche... Koyuki (son surnom pour les intimes) n'a définitivement aucun but dans la vie et pire que tout, sa seule culture musicale se limite et une idole japonaise de mes deux : Chiemi Kuniyoshi. La terre tourne sans lui... Jusqu'à sa rencontre avec un mec qui n'a pas l'air très fréquentable, à l'apparence de voyou, promenant un « chien ». Le quadrupède se dénomme Beck et a été rafistolé de part en part avec des parties de corps d'autres clébards lui donnant l'apparence d'un Frankenstein canin. De quoi rajouté à l'insolite de la scène ! Son maître se dénomme Ryusuke Minami, 16 ans. La classe que dégage ce gars inspire un sentiment de curiosité chez Yukio et décide d'en savoir plus à son sujet. Notre héros retrouvent ainsi Ryusuke peu après et apprenent que lui et soeur, Maho, reviennent des States et y ont vécu presque toute leur vie bien qu'ils soient originaire de Tokyo.
Finalement, Koyuki n'avait pas tort vis à vis de Ryusuke, ce mec est pourri jusqu'à la moêle : radin, bourreau des coeurs et enfoiré de première... Et pourtant, c'est ce qui fait son charme ! Mais le plus important reste que Ryusuke est guitariste dans un groupe appelé Serial Mama et qu'il a des contacts dans le meilleur groupe de Rock US du moment : les Dying Breed. Alors que Yukio et des amies viennent les voir en concerts, Ryusuke annonce la fin de Serial Mama. De là nait alors une rivalité entre Ryusuke et Eiji, l'autre guitariste du groupe. Les deux se sont jurés de monter le plus grand groupe de rock du Japon !
De son côté, Koyuki est aussi en rivalité avec un de ses cousins qui a tout pour lui et rapporte médaille et coupe chaque semaine chez lui, dans le nord est du japon. Ce dernier est lauréat d'un concours de piano. Ayant son orgueil, Koyuki s'invente guitariste hors-pair et sans s'en rendre compte, cela l'entraîne dans un long apprentissage de l'instrument à six cordes... C'est avec son prof de natation Saitou Kenichi, lui même guitariste, fan des Beatles (et surtout complètement pervers!), qu'il fera ses premiers pas, découvrira de nouveaux horizons dans la musique et obtiendra le respect de Ryusuke qui s'est déjà entiché du bassiste virtuose : Taira Yoshiyuki.
De son côté, Eiji choisi une voie plus simple dans laquelle il est certain de se retrouver sous les feux des projecteurs le plus rapidement.

Bon, comme vous vous en doutez, Koyuki rejoindra bientôt le nouveau groupe de Ryusuke sous les conseils de Maho Minami. Beck (Mongolian Chop Squad aux Etats-Unis) naît et ensemble débuteront les galère en tout genre.
Tout au long de l'histoire nous suivons donc la vie de ce groupe, son ascension, mais plus particulièrement celle de Tanaka.
Petits concerts, premier album, problèmes de drois d'auteurs, de label, piston, expériences, unstruments, musiques, argent... Si on dénote un réalisme relatif, les points principaux marquant la difficulté de se faire un nom dans un monde vaste que celui de la musique sont présent. Cela permet au scénario de s'améliorer au fil du temps et de garder un intérêt constant. Les méli mélo de la vie quotidienne ne sont pas délaissés. Le relationnel entre les personnages prend ainsi tout son sens (je ne vous fait pas de dessin, on trouve donc amour, amitié, trahison, rivalité etc.).
D'un point de vue esthétique, le graphismes global fait dans la sobriété. Protagonistes et décors dépouillés, ou dirons-nous plutôt, faiblement détailler (le noir et blanc y joue pour beaucoup car les couverture quant à elles rendent grâce au dessinateur) sont le lot de ce manga, mais heureusement, ce faible niveau de détail n'empiètent pas sur un character design plutôt soigné. C'est surtout les instruments de musiques qui sont mis en avant d'un point de vue graphique. Les guitares sont dessinées avec minutie pour le plaisir des puristes des instruments à cordes pincées (On retrouvera Fender Stratocaster, Telecaster, Gibson LesPauls, Basse Musicman, Ibanez, Gretsch White Falcon, Gibson SG...). Etant avant-tout un manga basée sur la découverte du Rock par un jeune garçon, il n'est pas étonnant de voir des Rock Star existante ou ayant existée retranscrites dans le style d'Harold Sakuichi. C'est avec grand plaisir que l'on aperçoit entre autre Flea (Red Hot Chili Peppers) ; Angus Young (AC/DC) ; Sid Vicious (Sex Pistols) ; Brian Jones, Mick Jagger et Keith Richards (The Rolling Stones) ; Tom Morello (Rage Against The Machine/Audioslave) ; Kurt Cobain (Nirvana) ; John Lennon (The Beatles). La culture rock suinte à chaque page et invite le lecteur a améliorer sa culture musicale d'une manière on ne peut plus sympathique ! Un ludisme à toute épreuve aussi bien pour les puristes que les incultes complet désireux, comme Koyuki d'en apprendre touours plus sur la musique qu'ils aiment.
Les scenes de concerts sont intenses et oblige le lecteur à se mettre en condition par la musique et de s'imaginer lui même dans le public ou sur scène. On regrette cependant qu'elles soient généralement un peu courte.
N'ayant pas pu me procurer légalement des épisodes de l'animé, je ne pourrais vous en faire la critique, mais les images et gif que j'ai croisé promettent du meilleur lors de ces scènes. D'ailleurs, l'apparition du manga en animé a obliger la production à faire appel à de nombreux groupes de rock japonais afin de confectionner une bande son adéquate. Pas moins de trois CD (BECK, KEITH et Greatful Sound Tribute To Beck) regroupant les morceaux de l'animé sont en vente.
Le premier reprend les chansons que l'on peut entendre dans l'animé (21 pistes). Celles-ci sont tirés de versions originales jouez par de vrais groupes japonais, de reprises de groupes connus (The Beatles, Sly and The Family Stone) ou sont carrément inédite (comme une chanson de Chiemi Kuniyoshi ou un rap de Chiba – le second chanteur de Beck). Les doubleurs japonais se prêtent donc au chant et globalement ça rend assez bien. Les version originales des groupes japonais sont regroupées dans KEITH (le deuxième OST – 12 Pistes). Là on peut apprécier à sa juste valeur ce que le Japon peut offrir comme Rock actuellement ou tout simplement, entendre en entier ce qu'on a droit sur le premier OST.
Et enfin, Greatful Sound Tribute to Beck est sensé être un concentré de morceau de différents groupes japonais qu'aurait pu faire Beck.
Concrètement, ces albums contiennent principalement des titres résolument moderne. Les guitares avec de grosses distos se confondent avec de petits arpèges, des riffs enlevés de basse, un rapprochement entre rap et rock résultant à une sorte de Métal/Reggae proche du Ska (sans cuivre)... Un ecclectisme musical appréciable mais parfois limité. On aura beau défendre le Rock japonais, si on sent parfois les influences des années 60 des US et de la Grand Bretagne, on a droit à de la pure musique japonaise parfois matinée de techno ! Certains titres sont inbuvables, quand dautres peuvent être carrément géniaux. A l'image de la reprise des Beatles, I've Got A Feeling, de Journey du groupe Goofy's Holiday ou encore de l'opening de l'animé, Moon On The Water de Beat Crusaders.
Ces trois chansons m'ont littéralement mystifié ! I've Got A Feeling débute par une partie acoustique parfaitement interprétée par ce qui doit être Koyuki. Puis les autres instruments entre un par un. D'abord la batterie qui ouvre avec un break de folie. Puis la basse et enfin la guitare de Ryusuke qui t'envoi un solo de deux minutes !! Goofy'S Holiday – Journey se base sur un riff simple mais particulièrement efficace qui rappel certaines sonorités comme Rage Against The Machine/Audioslave. Un pur moment de défonce, simple à jouer et qui invite à sauter dans tous les sens ! Et enfin Moon On The Water est pour moi THE COUP DE COEUR !
Il y a trois versions dans les OST : celle jouée par les Dying Breed sur laquelle Koyuki chante, celle jouée par Koyuki et Maho Minami et l'originale de Beat Crusaders. La meilleure reste celle des Dying Breed, la partie vocale étant bien mieux maitrisée que les deux autres à mon avis. Même si la chanson se base sur des accords plutôt simple, l'intro est particulièrement bien trouvée et la mélodie est réellement indescriptible !! Je suis vraiment jaloux de Beat Crusaders d'avoir fait cette chanson, j'aurais tellement aimé en être l'auteur ! Et comme si c'était pas assez, les paroles sont particulièrement bien trouvée. Si le sujet n'est pas original, il y a assez de poésie et d'implicite pour me combler ! Une chanson acoustique sans fioritures : vous ne pouvez vivre sans l'écouter au moins une fois !
Si vous avez l'opportunité d'écouter ces OST alors que vous vous êtes mis au manga, n'hésitez surtout pas. A moins que vous préfèreriez limage personnel que vous avez de Beck et des groupes qu'ils rencontrent tout au long de leur périple. Le principal avantage de ces OST, outre que de nous donner une idée précise de la partie sonore du manga, est l'ouverture qu'ils nous offrent sur le Rock au Japon. On reste bien trop souvent dans les stéréotypes de la J-Pop (ayumi hamasaki) et du J-Rock (X-Japan, L'Arc En Ciel, Dir En Grey...) et on a du mal à se dire que la musique au japon peut échaper à tout ça. En france, vu que l'animé ne passe pas sur nos chaines, les OST sont difficilement trouvable mais avec le Tome 9 vous avez droit à un CD bonus comprenant quelques titres de groupes japonais de Rock/Punk/Electro/Ska qui donne déjà une bonne entrée en matière.
Harold Sakuichi et sa bande ont donc vraiment créer le premier manga à lire et à écouter !

En bref, ce manga apporte premièrement une vision épurée de la montée d'un groupece qui peut conforter des vocations ou les anéantir. Pour peu que vous soyez attaché au milieu du rock, Beck devrait vous ravir. Mais mon but serait plutôt de convertir les rétiscents à la musique rock, ou à la musique en générale de s'ouvrir à travers un média autre que la musique. Les seuls défauts que j'ai trouvé sont d'abord le prix. Sept euros 50 le volume, ça peut rebuter. Surtout que si on ne lit pas les 4 premiers tomes d'affilées on peut s'endormir car c'est à partir de là que Koyuki rentre dans Beck et sa phase d'apprentissage, si elle permet de mieux comprendre la suite, tourne parfois au ralenti. Donc si autour de vous quelqu'un est prêt à investir avec vous dans cette série ou si quelqu'un dans votre entourage la lit, faites moi le plaisir de vous y mettre de ce pas !
Sur ce bonne lecture à tous... Je vous laisse entre les mains de Beck – Mongolian Chop Squad avec Taira, Chiba, Saku, Ryusuke et Koyuki !

Pis comme je suis généreux, je vous file des liens vers des sites de fans français et anglais de Beck :
Beck MCS
Beck Number One
Beck Fan
Beck Download
Beck FanSite

Le truc qui n'a rien à voir :
Je suis pas très portant sur la pub mais s'il vous prend l'envie de faire des papouilles à un ours virtuel vous pouvez aller sur ce site : BearsLife Je suis même pas inscrit mais comme je sais que certaines personnes de mon lectorat aiment cajoler des moutons virtuels alors pourquoi pas un ours... Le principe est tout aussi con de toute façon !!

# Posté le lundi 23 janvier 2006 17:17

Modifié le mercredi 08 février 2006 05:46

You may say, I'm a dreamer. But I'm not the only one...

You may say, I'm a dreamer. But I'm not the only one...
Il était une fois un ptit gars. Il acheta une guitare. Il se demanda pour quoi faire, après tout. Alors il rêva et continue de rêver qu'un jour il montera sur scène. Au début, ça n'intéressera personne.

A quoi ça sert de jouer d'un instrument si on ne fait que jouer les grands classiques de ses artistes préférés dans sa piaule, seul. Quand on est capable de s'amuser avec une instrument, de faire des solos sur n'importe qu'elle chanson dès qu'on chope les accords principaux, même si c'est des solos de merde, et quand on a un minimum d'ambition, le premier désir d'un musicien digne de ce nom, c'est tout simplement faire partie d'un groupe.
Entre les rimes qui se balade dans la tête et la guitare pas loin, un son, une mélodie. La recherche s'enclenche, espèrant trouver le riff oublié par Hendrix ou Richards, omis par Page ou Bertignac, délaissé par Lennon ou Noel Gallagher.
On met de la musique à fond dans son taudis, on prend sa gratte, on joue, on connaît pas le morceau qui passe, on joue, on compose.
Je me vois répondre à des interviews dérisoires n'évoquant que de trop loin ma musique jusqu'à ce qu'après monts et conneries nous jouerons quelques titres en Live.
Tout ça alors que je ne serais pas capable de tenir un morceau tout entier, alors que je n'ai même pas de vrai ampli, que j'ai une gratte de seconde main (mais qui d'un point de vue esthétique me convient parfaitement - jugez-vous même sur la photo)... C'est beau de rêver.
Mais bordel de merden j'ai la nette impression que de monter sur scène sera pour moi comme une sorte d'aboutissement. On oublié tout, on est en transe, mais on garde malgré tout nos expériences, notre vie en tête afin de donner un sens à la musique, afin d'évoquer ce qu'elle raconte, ce dont nous voulons parler. Ca doit être grisant. L'appologie du bonheur et de la peur dans les mêmes secondes, minutes et heures. Seul face à tout ce monde, là pour toi, pour nous, pour nous écouter nous amuser, jouer, vivre et à leur tour de réagir à la musique.
On ne vit pas de sa musique, on vit sa musique.
Y a quelques heures, je suis tombé sur un gimmick plutôt bluesy. C'est con à dire, mais on part complètement lorsqu'on joue. Quand on écoute des chansons comme Since I've Been Loving You de Led Zeppelin, pas besoin de dope pour planer. On ferme les yeux, on joue sans cesse le même enchainement, un sentiment de fatigue s'empart de nous, totalement assomé, on ouvre la bouche, des son sortes, une voix, des paroles. Peu importe que ça soit merdique ou pas, que ça ne plaise qu'à soit, que ça sortira certainement jamais de sa piaule, on est heureux, on a trouvé une putin de mélodie que t'es le seul pelé sur terre à avoir jamais jouée. L'espace d'un instant on a tout oublié, tout ce qui nous ronge, toutes nos idées morbides...
C'est fort mais tellement rare. C'est comme en pleine cuite sans le mal de tête ni l'odeur d'alcool environnante. Un frisson unique. On aimerait ressentir ça toute sa vie, être à la place de toutes ces stars qui ont réussi à se faire une place "quelque part entre Hendrix et Mozart" (Telecaster - Francis Cabrel). Et pourtant, ils ont l'air si peu nombreux à prendre réellement conscience de la chance qu'ils ont, à faire de la musique pour vivre continuellement cette sensation, si tant est que ces personnes font vraiment de la musique et ont déjà ressenti ça (Je doute que Johnny ressente encore ça aujourd'hui, il ne fait plus aucune chanson ni musique, très enrichissant de se faire du fric sur le dos de ses potes). Ou pire, malgré toute la passion qu'on peut donner, elle ne reste qu'en second plan dans notre société.
L'argent, toujours l'argent (le temps). Faut pas se leurer, trois quarts des artistes qu'on entend aux radios de nos jours (qu'ils soient jeunes ou vieux) ne font pas forcément la musique qu'ils veulent. Comme le dit Keith Richards, il y a certainement dans leurs studios des gars en manteau noir pour dire "il faut plus de violons", "ça, ça sera votre single" etc. Ou ils font de la musique qui se vend. On peut y voir une certaine forme d'intelligence de la part des artistes qui arrivent à capter l'air du temps. Récemment, le dernier Madonna est sorti. C'est la première fois qu'un album et son single sont premier des ventes partout en même temps : dans le commerce, sur le net et dans un nombre record de pays. Pourtant, toutes les critiques sont concientes que "Hung Up" n'est qu'une intro d'une chanson d'Abba remixé et mise en boucle pendant 3 minutes, ce qui ne leur empêche pas d'écrire des trucs du genre : les gens avaient besoin de retrouver la fièvre du Dancefloor et donc moderniser le Disco. Depuis l'avènement de la musique électronique avec le Disco, les courants musicaux qui ont suivis et même ceux déjà en place (comme le Rock) ont subi un petit lifting. Les boys band sont nés de ça, le new RnB est né des boys/girls band (faut se rendre à l'évidence, si les Spice Girls avaient été plus provoc' on n'aurait vu aucune différence avec la merde qu'on entend aujourd'hui et qui ose s'appeler RnB...). D'une certaine façon, on a pas vraiment quitté le disco. Hung Up c'est un produit d'aujourd'hui rien de plus, ça fera classe dans les discothèques branchées, ça fera certainement pas de bien à mes enceintes.
Encore un exemple : le nouveau tube de Lorie. Pour être tombé malencontreusement dessus dans l'émission des Disque d'or sur TF1 (vous aurez remarqué que dans cette émission, à part Jean Louis Aubert et Souchon, ça volait pas très haut : Roch Voisine, Julie Zenatti, Johnny Haliday, Kyo, Lorie, Patrick Fiori, Le Roi Soleil... J'en passe est des "plus pires") on note que l'idole des jeunes ne se gêne pas pour se rapprocher des grosses pouffes du RnB d'un point de vue musical. Tout ça parce que ça fait vendre. Et pourtant il y a d'innombrables exemples qui nous montre que c'est pas comme ça qu'on fait avancer les choses. D'un part c'est d'une logique déconcertante : c'est pas en faisant comme tout le monde qu'on se fera un nom et qu'on sortira de la masse. Si George Lucas n'avait pas persisté à rester indépendants pour réaliser Star Wars, on serait encore aux effets spéciaux de 2001 l'odyssée de l'espace, ce qui implique pas de graphismes de la mort qui tue dans les derniers jeux sur Xbox 360. Si les Stones n'avait pas persisté à vouloir jouer du Chuck Berry et du Bo Didley dans les pubs de Jazz de Londres, on aurait certainement pas la moitié des groupes de Rock d'aujourd'hui, ou même, le Rock ne serait jamais devenu ce qu'il est.
Quand j'entend Eddy Mitchell dire qu'il ne comprend plus rien à la musique d'aujourd'hui, que ça soit le Rap-R'n'B ou les chansons à textes, quand je vois qu'il n'y a décemment plus de groupe de Rock en France depuis Noir Désir ou Téléphone, je me dis qu'il y a bien de la place pour des jeunes motivés qui aiment les Beatles, les Stones, les Clash, les Sex Pistols, les Spin Doctors, les Black Keys, les White Stripes qui aiment Oasis, Nirvana, Bob Marley, Jimi Hendrix, Audioslave, David Bowie, Led Zeppelin, Jet, Téléphone, Noir Désir, The Police...
Mais ne soyons pas dupes, ce rêve ne s'est pas conforté qu'en écoutant mes artistes favoris (rassurez-vous aussi, je vais pas plaquer mes études comme ça, je reste terre à terre).
J'avoue cependant que ma rencontre avec Beck y est pour quelque chose... (Suite au prochain article)

"Il était une fois, trois petits garçons nommés John, George et Paul de leur noms de baptêmes. Ils décidèrent de se mettre ensemble parce qu'ils étaient du genre à se mettre ensemble. Quand ils furent ensemble, ils se demandèrent pour quoi faire, après tout. Alors il leur poussa tout à coup des guitares et ils formèrent du bruit. Au début , cela n'intéressait personne." John Lennon

The Beatles - Let It Be
Red Hot Chili Peppers - Can't Stop
Ben Haper - When It's Good
Oasis - Where Did It All Go Wrong
Sex Pistols - Anarchy In The U.K.
John Williams - Battle Of The Heroes
The Rolling Stones - Paint It Black
La Ruda Salska - Au Trianon
Nirvana - The Man Who Sold The World (David Bowie Cover)
Daft Punk - Harder, Better, Faster, Stronger
Jerry Lee Lewis - Johnny B. Good (Chuck Berry Cover)
The Clash - I Fought The Law
MétiSOLéa' - L'Arbre
M - Je Me Démasque
The Clash - Lost In The Supermarket
Audioslave - Hypnotize
The Beatles - Come Together

Joyeux Noël et Bonne Année ;-)

# Posté le vendredi 30 décembre 2005 19:19

Sous France

Sous France
Bien que je n'aie qu'une vision appauvrie de la politique et qu'elle provient en grande partie de ce que nous pouvons voir à la télévision plutôt que de communiqués ou programmes politiques complets, cela reste une domaine de discussion principal dans ma famille.
Encore aujourd'hui, à l'heure où j'écris ces lignes, des voitures sont en feu, des établissements aussi peut-être... Des voyous ? Des jeunes ? Des personnes en situations irrégulière ? Pourquoi faut-il qu'on accroche obligatoirement tous ces termes, pour la plupart péjoratifs, lorsqu'on parle de « Banlieue » ?
Peu importe... Ces personnes quelle qu'elles soient n'ont apparemment plus rien à perdre. Ils viennent en France, ou sont en France dans l'espoir qu'on leur ouvre des portes...
Ils n'ont peut être pas fait tout ce qu'il fallait pour les entrouvrir eux-mêmes, mais est-ce une raison pour les oublier ?
Et il faut en arriver là pour se faire entendre. Il faut aller jusqu'à ce que le monde symbolisé par les médias s'intéressent à eux et se tourne vers notre pays. Ce pays que le monde ne voit plus aujourd'hui par sa culture, par son romantisme, par ses lumières.
C'est malheureux.
Tout d'abord parce qu'il faut toucher l'orgueil et le pouvoir des politiques pour qu'ils daignent donner un regard objectif envers lapopularité des HLM et autres cités.
Malheureux aussi car c'est jouer le jeu de ces mêmes politiciens véreux. Rappelez-vous 2002... La jeunesse n'avait-elle pas défilée contre le front national, pour qu'un tel parti ne reviennent plus jamais au second tour des élections présidentielles ? Apparemment nous avons déjà oublié le pourquoi de ces 18%... Ou nous n'y avons jamais songé.
L'insécurité... Voilà sur quoi se basait les programmes politiques. La promesse de se saintir heureux dans un pays sain, le rêve français de l'époque... Car les violences urbaines, les prises d'hôtages avaient infortunément installé un cimat hostile relayé misérablement par les médias à l'affu du moindre scoop agrémentés de dizaines de morts.
La peur et la terreur rendent le peuple docile... Nous promettre de l'éradiquer ? Forcément qu'on est pour ! Mais aujourd'hui, qu'est-ce qu'on a fait pour nous mettre en sécurité ? Renforcer la police ?
Ne valait-il mieux pas permettre à des éducateurs de remettre tous ces jeunes maladroitement jugés comme le mal de notre pays dans le "droit chemin" ?
Au lieu de ça, il se sentent persécutés ? Vous réagiriez comment si vous vous sentiez constamment surveillé et jugé de par votre apparence en étant obligé de montrer pate blanche à tous les carrefours ?
Ce n'est pas forcément en faisant la guerre qu'on apportera la paix. Notre gouvernement n'a certainement jamais pris assez de recul pour ne jamais refaire les erreurs qu'ils ont déjà commises. Mais veulent-ils vraiment la paix dans ce pays ?
Demandez-vous pourquoi l'état d'urgence est maintenu pendant trois mois ? Peur de la révolte ? Certes... Mais je pencherais pessimistement plutôt vers le fait de conserver cette terreur pendant un temps relativement long afin que tout cela reste définitivement encré dans nos têtes jusqu'en 2007. L'argent et le pouvoir, c'est tout ce qui les anime...
Finalement, c'est une aubaine que les édias du monde entier pour s'intéresser à notre pays, pour les politiciens bien sûr... Réagir aussi mal devant l'information jusqu'à croire à l'émancipation d'une vraie guerre civile, je dois dire que c'est plus un coup de pouce, c'est carrément un plaquage de rugbyman de 200 Kg !
Je termnerais simplement en reprenant des paroles de Mr Gaccio : Un bulletin de vote ça vaut certainement mieux qu'un cocktail molotov, ça peut surtout faire plus mal.

Je sais bien que c'est pas un sujet de djeunz, qu'on préfère ne pas y penser mais toutes les personnes qui ont mon âge ou un peu moins acquéreront le statut définitif de citoyen français, et s'intéressé un tant soit peu à quoi ressemble notre pays, il faudra le faire tôt ou tard.

# Posté le jeudi 17 novembre 2005 10:20

Modifié le samedi 26 novembre 2005 04:33

Déclic Culturel

Déclic Culturel
Peu à peu, je me rends compte que j'ai de la conversation. Vous vous en battez peut-être les couilles (ou autre chose, vous faites ce que vous voulez, je suis pas là pour juger), mais comme d'habitude, c'est tant mieux pour vous.
Un de mes défauts apparent reste pourtant une certaine asociabilité envers des personnes d'autres bords, inconnues à vrai dire ou qui ne m'inspirent pas leur donner une once de confiance perpétuelle. Dans ce cas, si je reconnais évidemment que ce n'est pas une preuve d'ouverture d'esprit, j'évite à ces personnes de subir ma vie, mes questions, mes sarcasmes, bref de ME subir tout simplement...
Oui, j'ai de la conversation, mais pas forcément avec des personnes de mon âge... Je ne sais pas si j'intéresse les vieux, mais je pense avoir des réflexions de leurs domaines (la politique par exemple).
Ma volonté de parler avec des personnes aux intérêts bien différents est certainement dû au fait que je sois resté pendant plus de la moitié de mon existence, le plus petit de la famille, aussi bien du côté de mon père que du côté de ma mère.
Mon frère est la personne qui a le plus faible écart d'âge avec moi, et Dieu sait que nous sommes (radicalement) différents sur de nombreux sujets... Si bien qu'à part notre physique et la musique, nous n'avons décidément que peu d'idées en communs. Mes cousins vont jusqu'à 15 ans de différence avec moi et j'en avais peut être marre d'être trop souvent pris pour un gosse, ce qui m'a amené à ouvrir définitivement les yeux à l'approche de l'adolescence... Aussi parce qu'étant jeune, on laissait entendre sérieusement que je n'étais pas très cultivé et de par le fait, pas intelligent (alors qu'il n'y a finalement aucun rapport entre culture et intelligence vous en conviendrez).
En fait, je n'y avais jamais vraiment réfléchi mais c'est certainement ce genre d'évènement qui m'ont poussé à changer et à devenir ce qui je suis aujourd'hui.
Montrer que les autres ont tort à mon sujet me donne une certaine satisfaction... Pas seulement à mon sujet d'ailleurs.
C'est en fait complètement paradoxal... Chaque jour qui se fait je me rappel que j'ai 17 ans. Je trouve ça vieux... Certains trouvent que ça fait classe mais à l'aube de la majorité, on a l'impression d'être sur terre depuis tellement longtemps alors que nous n'avons rien vu encore... Et d'un autre côté, je me poussais à grandir intellectuellement, à me cultiver (au dépend d'une flemme adolescente omniprésente). J'ai l'impression d'avoir stagné à 15 ans. J'ai parfois des réactions si niaises...

En bref, je confirme la règle de l'influence qu'à note entourage sur notre comportement : entouré de personnes plus âgé, je veux dorénavant faire partie de ce groupe sans aucune distinction d'âge.

Seulement, la majorité des visiteurs de ce "sanctuaire" (je tombe dans le narcissisme, lapidez-moi !!) ainsi que la majorité des personnes qui me connaisses sont "jeunes" ou tout d'un moins de ma tranche d'âge. Serait-je finalement capable de monopoliser l'attention des jeunes aussi bien que des vieux ? (Mon dieu que c'est inintéressant...)
Mais quand même, c'est hallucinant non ?
Je balance ma science à deux balles constamment sur moi et ce qui m'entoure, sur ce blog car on ne peut pas me reprocher grand chose : c'est un espace public et pourtant personnel ; je ne force personne à lire et si je parlais de cette manière dans la vie on me trouverait super lourd... d'ailleurs... Je le suis !! Quand je ne peux m'empêcher de partir dans mes réflexions de chiote sur msn, je suis sûr qu'il y en a plein qui se disent "putin il soule !" (merci aux personnes qui me le font comprendre implicitement ;-) )...

Et malgré tout, les gens m'écoutent/me lisent...

Et pour en revenir au fait que je sois lourd et chiant, je peux vous dire que les personnes qui me parlent tout le temps sérieusement en me déballant leurs coups de gueule mal argumentés, qui me donnent des conseils merdiques et qui me parle généralement parce qu'il n'ont rien d'autres à foutre en utilisant un français qu'ils ont certainement appris avec des réfugiés libanais... Bah... Ils m'emmerdent !
Certes, ça dépend également de mon humeur journalière, et pourtant, quelque soit les personnes, j'apprécie qu'elles me parlent de leur problème et j'aime les aider, tout du moins, je me sens utile. Car malgré ma faible expérience de la vie, j'ai la nette impression d'avoir rendu service, d'avoir réussi à mettre des mots alors que les intéressés n'aurait pas trouvé eux-mêmes... Soyez drôle !! Je veux changer personne, mais avoir le sens de l'humour je pense pas que ça soit une épreuve difficile à surmonter ne serait-ce que pour plaire moralement un minimum !
Le rire est une arme..

# Posté le mardi 15 novembre 2005 14:04

Modifié le jeudi 24 novembre 2005 03:56

Vie de merde

Vie de merde
Cet article a été écrit il y a trop longtemps, je ne voulais pas qu'il moisisse pour rien... Même s'il a été modifié, il n'a plus vraiment de valeur, mais marque une période de ma vie, très belle pour moi si l'on exclut l'avant et l'après, je ne vois pas pourquoi je devrais l'oublier.


Les utilitaristes n'ont finalement rien compris à l"existence humaine. Nous ne vivons pas dans le but de perpétuer notre vie simplement en se substituant aux besoins nutritionnels. Je ne vis pas pour manger, je mange pour vivre.
Ce qui caractérise admirablement l'espèce humaine c'est sa capacité sentimentale de percevoir ce qui l'entour. L'insensibilité n'est pas de ce monde et si elle existe, elle ne devrait pas. A l'intérieur de chacun, nous ressentons tous quelque chose quelque soit le sujet. Nous aimons, nous détestons avec toutes les nuances que cela implique. C'est un peu "ça" vivre, et c'est aussi cela qui nous différencie entre nous. Nous aimons et détestons tous à différents degrés et peu importe ou cela mène. Nous devons assumer nos choix et actes.
Une passion se vit pleinement, qu'on soit victime du "système", de notre naïveté ou pas, le but est de rendre réel les sentiments que nous éprouvons à chaque instant pour chaque choses qui nous touchent profondément.
Pourtant, si l'on en croit les utilitaires, il n'y a rien de plus futile que nos sentiments. Pourtant eux pensent et vivent aussi pour leurs sentiments, et se passer de ce qui est sans doute la plus grand qualité de l'humanité serait une erreur monumentale.
Nous n'allons pas errer sur terre jusqu'à attendre notre mort et finalement l'obtenir, "l'important c'est de faire le choix de vivre". Les sentiments nous aident à trouver un but dans la vie, à trouver un idéal qu'il faut par la suite atteindre et/ou défendre... C'est cela la richesse de notre espèce ! Car contrairement à la plupart de nos confrères sur terres, notre instinct n'est utilisé qu'en dernier recours, lors des situations extrêmes.
Malheureusement, on joue avec nous, nos esprits, notre âme et donc nos sentiments. Par la force des médias et médiums, de la censure et de la propagande, "ils" peuvent nous montrer ce qu'il faut croire, ce qu'il faut aimer... Mais plus assez de personne n'essaient de comprendre pourquoi ils font le choix d'aimer telle ou telle chose. L'endoctrinement donne la voie à suivre mais notre réflexion personnelle en pâti et est constamment tournée vers une ou des idées ne laissant aucune place à un avis, une opinion réfléchie en prenant en compte toutes sortes de points de vues.
Afin de vivre, j'ai fait le choix de suivre mes sentiments, d'aimer.
Certes j'ai mes intérêts comme n'importe quel ado... Musique, Cinéma, Lecture... Toute cette culture infinie est une mine de connaissances et en avoir le plus possible afin de les transmettre serait un de mes objectifs sur terre. Mais "aimer", ça s'arrête pas à des choses matérielles mais bien également humaine...
Certains ont fait le choix de vivre dans l'argent, dans la foi (religion), moi j'ai fait le choix d'aimer les autres et de les aider à avancer autant que je le pourrais. Je n'ai pas la prétention de changer mon entourage, mais si des personnes me témoignent une certaine sympathie, c'est que quelque part, je sers vraiment à quelque chose ! Je ne suis pas psy, mais j'ai toujours trouvé intéressantes les personnes à problèmes... On m'a même reproché de ne pas m'être attardé sur certains cas (excusez les expressions). Mais il arrive que le simple intérêt pour quelqu'un dépasse l'entente, qu'on ait envie de voir au delà de ce qu'on a déjà vu, qu'on aime tout simplement. Et pourtant, c'est si compliqué au premier abord... Qu'on ne vienne pas me dire qu'au début c'est toujours rose. Pour moi ça ne l'a jamais été. Et tant qu'une question n'aura pas trouvé sa réponse, mon amour ne sera jamais rose. Maintenant on me demande de ne plus aimer.
Je vis pour mes sentiments, ils se sont réveillés, ils m'ont fait plus souffrir que plaisir, mais sans mal il n'y a pas de bien, sans malheur il n'y a pas de bonheur... Est-ce pour autant que je devrais me réjouir de souffrir ? En ce moment, il n'y a rien au monde que j'exècre autant que le malheur, c'est le bonheur.

# Posté le dimanche 16 octobre 2005 04:49

Modifié le dimanche 16 octobre 2005 07:33